Le week-end arrive.
J'aime pas les dimanches. Le temps va doucement, une fois sur deux on a mal au crâne à cause de la veille ( nuit blanche films d'horreur au rhum pina colada ). Alors on ouvre péniblement les yeux, toujours trop tôt, à cause d'un voisin, d'un chat, ou accidentellement d''un réveil. Il faut se le dire tout de suite, cet état vaseux, on va le supporter longtemps. Parce que je déclre le dimanche comme la journée la plus longue et la plus ennuyeuse de la semaine.
J'aime pas le dimanche, parce que si on a le malheur d'aller chercher des croissants, et ben on voit des gens en jogging bien lavés. Non, on traîne, les cheveux grunge et les cernes encore libres de tout fond de teint. Et puis les tabac sont fermés, faut avoir pensé à faire des réserves, comme un petit écureuil drogué aux noisettes.
J'aime pas le dimanche, parce qu'à l'âge où l'on découvre la vie, il y avait toujours ma mère pour me réveiller. Avec un niveau sonore digne d'un mégaphone en temps normal.
J'aime pas le dimanche parce que ça sent le stek frite quand on ouvre les yeux, ou la tarte aux pommes si l'on est plus chanceux. Ca nous rend olfactivement gavés d'avance.
Et puis j'aime pas le dimanche parce que je ne sais jamais faire d'ctivités productives à part traîner sous ma couette, comme si poser le pied sur le parquet allait me tuer. Je me sens toujours obligée de faire des choses constructives. C'est un bug de la confiance en soi à déclaré le psy.
Je me demande bien ce qu'il fou le dimanche, lui.